Rassemblement d’extrême droite à Lyon : la CGT appelle à empêcher « la promotion de la déportation »
La CGT du Rhône appelle, dans une lettre ouverte, la préfecture à interdire un rassemblement de l’extrême droite prévu dimanche 16 août, dans le centre de Lyon. En lien avec l’initiative « Save Europe Act », cet événement raciste promeut une prétendue « continuité ethnique et culturelle » des « peuples autochtones d’Europe ».
L’extrême droite a de nouveau rendez-vous en nombre à Lyon. Un rassemblement prônant la « remigration » est prévu dimanche 16 août sur la place Saint-Jean, dans le cinquième arrondissement de la ville. Face à la possible « promotion de ces idées racistes, obscènes, et en contradiction profonde avec les valeurs et principes républicains », la CGT du Rhône appelle, dans une lettre ouverte, la préfecture à interdire l’événement.
« Dans notre ville connue comme capitale de la Résistance, la tenue d’un rassemblement faisant ouvertement la promotion de la déportation nous apparaît comme obscène », alerte Maud Millier, secrétaire générale de la section locale. Le rassemblement est organisé par des membres de l’initiative « Save Europe Act ». Portée par l’extrême droite européenne, cette dernière prône des théories racistes en appelant à protéger un pseudo-héritage « ethnique et culturel » des « peuples autochtones d’Europe ». Les soutiens de « Save Europe Act » appellent ainsi à fermer les frontières des Vingt-Sept et à déplacer – en dépit des droits humains – les populations exilées.
Une « discrimination fondée sur la race »
L’enregistrement de l’initiative citoyenne européenne a été rejeté, le 22 juillet dernier, par la Commission européenne pour « discrimination fondée sur la race et l’origine ethnique ». Un rassemblement similaire a failli être organisé à Lille, place de la République, samedi 8 août, avant d’être interdit par la préfecture.
La mairie, derrière l’alerte, a salué l’interdiction d’une « prétendue initiative citoyenne européenne ouvertement raciste et xénophobe ». Appelée par la CGT du Rhône à suivre le même chemin – empêcher que « des propos racistes, interdits et punis par la loi, puissent être tenus » -, la préfecture n’a reçu aucune déclaration officielle, annonce le Progrès, mais s’affirme « très attentive ».
Article de L’Humanité