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		<title>Du lundi 15 au Mercredi 17 juin : Journées d’actions internationales contre le sommet du G7.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[LCDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 16:49:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte internationale]]></category>
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					<description><![CDATA[Le G7 se tiendra à Evian du 15 au 17&#160;juin.Ou que nous nous trouvions, participons à la semaine d’actions internationale. Refusons de laisser ce sommet des exploiteurs se dérouler dans le calme&#160;! Nous sommes une immense majorité à dénoncer le sommet du G7 et tout ce qu’il représente en terme de capitalisme, d’impérialisme et d’attaques contre tous les droits fondamentaux d’égalité et de justice sociale. À l’international, en Suisse et à Genève, la contestation est globale&#160;! Il est inadmissible de laisser ces 7 pilleurs se rassembler au calme pour décider de l’avenir de notre monde&#160;! Ainsi, nous appelons toute la population, nos amiexs, nos familles, nos voisinexs, nos collègues, etc, à continuer à s’organiser ensemble pour faire entendre nos voix&#160;! A Genève comme ailleurs, proposons des actions, supportons par notre présence celles en cours, mobilisons nos collectifs, nos associations, nos syndicats, nos partis politiques, nos maisons de quartier, nos stades, etc, pour que tous-x-tes ensemble nous rejoignions les journées d’actions internationales&#160;! Visibilisons la force de nos luttes, solidaires et uniexs contre ce sommet du désespoir&#160;! Récapitulatif du programme&#160;:Samedi 13 &#8211; Genève&#160;: village militant, conférences, stands, repas conviviaux.Dimanche 14 &#8211; Genève&#160;: grande manifestationLundi 15 au mercredi 17 &#8211; Journées d’actions internationales&#160;: continuons à se tenir informéexs et connectéexs et mobilisons-nous&#160;! Article initialement paru sur&#160;Renverse.co]]></description>
		
		
		
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		<item>
		<title>Mercredi 24 juin 2026 (20 h 30) concert SECOND MATCH + DOCKS + SUPERUNKNOWN au Centre Culturel Libertaire &#8211; CCL Benoît-Broutchoux 4 rue de Colmar 59000 Lille</title>
		<link>https://lecercledesautonomes.org/2026/06/15/mercredi-24-juin-2026-20-h-30-concert-second-match-docks-superunknown-au-centre-culturel-libertaire-ccl-benoit-broutchoux4-rue-de-colmar59000-lille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LCDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 16:46:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Événements]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160;SECOND MATCH&#160;(electro-rock, fr/be)&#160;DOCKS&#160;(slowcore, toulouse)&#160;SUPERUNKNOWN (noise expé, lille) [Prix Libre]]]></description>
		
		
		
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		<item>
		<title>Vendredi 26 Juin 2026 au Centre Culturel Libertaire (CCL) a 20h30 concert WILD ANIMAL + BRHUME &#038; LU7 + TRANGRESSION &#8211; Benoît-Broutchoux 4 rue de Colmar 59000 Lille</title>
		<link>https://lecercledesautonomes.org/2026/06/15/vendredi-26-juin-2026-au-centre-culturel-libertaire-ccl-a-20h30-concert-wild-animal-brhume-lu7-trangression-benoit-broutchoux4-rue-de-colmar59000-lille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LCDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 16:42:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Événements]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160;WILD ANIMAL&#160;(electro sensible et sauvage)&#160;BRHUME &#38; LU7&#160;(new wave/dark pop)&#160;TRANGRESSION&#160;(ebm/electro clash) [Prix Libre]]]></description>
		
		
		
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		<title>Dernier communiqué de la Jeune Garde</title>
		<link>https://lecercledesautonomes.org/2026/06/15/dernier-communique-de-la-jeune-garde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LCDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 16:25:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antifasciste]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que le Conseil d’État a confirmé la dissolution du collectif antifasciste, voici le dernier communiqué de la Jeune Garde Antifasciste publié sur les réseaux sociaux. Quelques jours après la victoire de notre camp face au «&#160;Comité du 9 Mai&#160;», et à quelques jours de la commémoration de Clément Méric, nous tenions à vous écrire ces dernières lignes, dans ce dernier communiqué, avec honnêteté et respect.La boucle est bouclée.Merci à tous les antifascistes des organisations, groupes et collectifs, pour votre soutien indéfectible dans la tempête. Le 30 avril, le Conseil d’État a rejeté le recours déposé contre la dissolution de la Jeune Garde Antifasciste. Cette décision ne peut être comprise comme un simple acte administratif, ni comme un événement isolé. Elle s’inscrit dans une séquence politique plus profonde : celle d’une dégradation accélérée du climat politique français, d’une brutalisation du débat public et d’une normalisation toujours plus avancée de l’extrême droite dans les institutions, les médias et les appareils du pouvoir.Un fasciste est récemment mort et, en quelques jours, l’antifascisme tout entier s’est retrouvé placé dans le viseur d’une immense partie de la classe politique et médiatique. Une cabale sordide s’est mise en place, livrant les antifascistes à la propagande réactionnaire au moment même où ils subissaient une attaque violente et inattendue.Mais cette séquence aura au moins eu une vertu : elle aura clarifié, aux yeux de toutes et tous, la situation politique française.En quelques jours seulement, s’est révélée une alliance désormais limpide entre les libéraux et l’extrême droite.De Macron à Glucksmann, de Ciotti à Bardella, jusqu’aux héritiers politiques de Sarkozy, tous ont participé, à des degrés différents, à la désignation d’un prétendu « ennemi intérieur ». Dans le même temps, l’appareil médiatique a pesé de tout son poids pour ouvrir toujours davantage l’espace public aux discours d’une extrême droite en croisade, pendant qu’une partie d’une gauche institutionnelle triste et fade s’empressait d’accompagner le mouvement ou de détourner le regard.Nous le savions depuis longtemps : la bascule était en cours.Désormais, elle est actée.L’élection d’Emmanuel Macron avait déjà constitué un moment décisif dans cette recomposition politique. Sous couvert de « barrage républicain », le macronisme aura surtout permis d’installer durablement les idées et les cadres de l’extrême droite au cœur du pouvoir. Ce rapprochement entre libéraux autoritaires et forces réactionnaires constitue une rupture historique majeure, sans précédent depuis les heures les plus sombres du siècle dernier.Aujourd’hui, dans une période où l’extrême droite progresse partout ; où un raciste peut tirer sur des enfants non blancs ; où l’Assemblée nationale rend hommage à un néo-nazi ; où les plateaux télévisés débordent quotidiennement de discours discriminatoires ; où les violences policières, le climat sécuritaire et l’autoritarisme d’État ne cessent de s’intensifier ; et où des défilés néonazis ont pu être autorisés durant plusieurs années, jusqu’en 2025 dans les rues de Paris sous protection policière…La marche du Comité du 9 Mai, commémoration de Sébastien Deyzieu, un rassemblement réunissant nazis et fascistes du monde entier.De groupuscules d’extrême droite à des cadres du RassemblementNational, tous ont paradé au bruit des tambours des jeunesses hitlériennes, sous les virevoltes de drapeaux noirs marqués de croix celtiques blanches, tenus par des groupes paramilitaires nazis venus des États-Unis.Tout comme à Paris, d’autres rassemblements sont à l’horizon.Dernièrement à Lyon, une marche en commémoration de Quentin Déranque a pu se réaliser, laissant une fois de plus la possibilité à tous les groupuscules violents d’extrême droite de France de se réunir.Que devons-nous conclure lorsque c’est une organisation antifasciste qui est dissoute par la plus haute juridiction administrative du pays ?Il faut regarder cette inversion politique en face.Ceux qui combattent le fascisme sont désignés comme une menace.Ceux qui propagent la haine raciale, le nationalisme autoritaire et la violence réactionnaire trouvent, eux, une place toujours plus importante dans le débat public.Et cette clarification n’épargne personne.Nous avons vu l’effondrement moral et stratégique d’une partie de la gauche institutionnelle.Certains responsables de gauche, dans les rangs de LFI, du PCF, du PS et des Écologistes, se sont levés dans l’hémicycle à la mémoire d’un fasciste, pendant qu’ils abandonnaient les antifascistes à la vindicte médiatique.Cette gauche de salon, déconnectée des réalités populaires, préfère préserver sa respectabilité médiatique plutôt que d’assumer un véritable rapport de force politique.Elle invoque des valeurs historiques qu’elle est incapable de défendre lorsque vient le moment de tenir une ligne digne et claire.Pendant que ces responsables parlementaires s’enfoncent dans leurs contradictions, le réel continue de frapper durement notre classe.Car vivre sous l’austérité libérale est déjà une violence quotidienne ; survivre sous une austérité redoublée par la haine raciste et autoritaire devient un horizon insupportable.Pour autant, nous refusons le défaitisme.Une organisation peut être dissoute ; les raisons de son existence, elles, demeurent intactes. Le fascisme n’a pas disparu. Les violences racistes n’ont pas disparu.Et les solidarités construites dans la lutte ne disparaîtront pas davantage.La vérité est simple : notre séquence politique se termine.Depuis deux années déjà, une réflexion existait sur les limites et l’obsolescence de la forme organisationnelle que représentait la Jeune Garde dans cette nouvelle période politique et sociale. Ce qui n’était au départ qu’un outil est devenu un véritable point d’appui, un lieu de rencontres, d’organisation et de transmission politique.Cet outil a rempli une partie de sa fonction historique : contribuer à remettre la question antifasciste au centre du débat public et permettre à toute une génération de comprendre la réalité du danger qui monte.Nous avons cependant vu certains nous utiliser comme une rampe de lancement politique et tenter de rabattre notre lutte vers des logiques électorales qui n’ont jamais été les nôtres, travestissant au passage des lignes qui nous étaient élémentaires.Pour nous, le bilan est clair : l’antifascisme n’est ni un outil de communication, ni une réserve militante au service d’une stratégie d’appareil. Cette confusion entre organisation antifasciste et relais de parti a constitué, pour nous, extra-parlementaires, une impasse politique.Cette expérience politique nous a laissé quelques marques, c’est vrai, mais aussi de très belles réussites.Nous n’en retiendrons qu’une seule.Celle, née de la nécessité et d’une certaine fraîcheur d’esprit, de créer une organisation prônant un antifascisme de combat dans une République française en déliquescence.Car, contre toute attente et en quelques années, nous avons su, bataille après bataille, rappeler à la gauche européenne qu’une lutte de classe contre un pouvoir abusif et gangrené par l’idéologie fasciste ne peut se faire sans dignité et donc ne peut se faire sans renvoyer sa violence.Huit ans plus tard, au regard de la barbarie généralisée qu’impose l’Occident aux Palestiniens, Iraniens, Libanais, Cubains, Vénézuéliens et tant d’autres, surtout au regard des luttes de sang que ces peuples engagent pour la survie de leur monde, nous pouvons être heureux d’avoir choisi cette voie militante.Nous pensons tout particulièrement à nos camarades kurdes duRojava, dont la lutte et les lignes ont inspiré nos fondations, mais pour qui le combat recommence face aux rigoristes bénis par l’Occident.Sans doute aurions-nous dû davantage appuyer l’aspect internationaliste de notre combat.Pour ce qui est du futur, ce qui fut le point de fracture au sein de notre organisation, une voie se dessine.Celle, révolutionnaire, inscrite dans le prolongement des engagements antifascistes : s’engager contre les structures qui nous oppressent et qui tuent partout dans le monde. L’OTAN, les milliardaires techno-fascistes, l’ignoble mythe de la démocratie libérale et ses représentants …Pour ne citer que ces exemples.Seule une ligne ferme, dans l’analyse et dans l’action, peut espérer enrayer la machine de guerre qui s’étend jusque dans nos quotidiens.Les périodes changent. Les formes d’organisation doivent changer elles aussi.La dissolution marque peut-être notre fin, mais elle aura transformé notre camp. Si une séquence se clôt, c’est précisément pour permettre à la suivante de s’ouvrir.D’autres formes devront émerger, plus adaptées à la période qui vient, plus ancrées encore dans les besoins populaires, les solidarités concrètes et les nouvelles réalités politiques.Nous continuerons donc la lutte sous d’autres formes, nous rejoindrons les différents espaces créés par nos camarades des organisations et groupes alliés.Avec lucidité face au danger.Avec dignité face aux attaques.Avec détermination face à la période qui vient.Car malgré la brutalité du présent, malgré les renoncements des uns et les trahisons des autres, nous continuons de croire qu’aucune haine ne pourra jamais définitivement l’emporter sur la solidarité, la justice et le désir d’une vie digne.À celles et ceux qui continuent de lutter, anciens camarades comme nouveaux venus, une chose seulement : cette période sera rude. Il faudra de l’ambition, du courage, mais aussi de la patience, de la discipline collective et une immense tendresse pour notre camp social.Rien n’est terminé.Une séquence s’achève.La suivante commence déjà. Jeune Garde antifasciste]]></description>
		
		
		
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		<title>LilleFront de Rue, groupe antifa menacé de dissolution, s’exprime</title>
		<link>https://lecercledesautonomes.org/2026/06/15/lillefront-de-rue-groupe-antifa-menace-de-dissolution-sexprime/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LCDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 16:19:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Antifasciste]]></category>
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					<description><![CDATA[Front de Rue est un jeune groupe antifasciste lillois principalement actif dans la rue, comme son nom l’indique. Un décret du 3 juin 2026 annonce sa dissolution par le pouvoir en place : pour quel motif ? Front de Rue appelle à se donner les moyens de se défendre face à l’extrême droite et cherche à  » à éliminer les groupuscules néonazis de notre ville »… Nous sommes allé·es à leur rencontre pour leur donner la parole. Quelles ont été vos principales motivations lors de votre création&#160;?Le groupe Front de rue est une réaction de la jeunesse lilloise face à la présence des fascistes dans nos rues. On s’est dit que sur Lille il n’y avait plus d’équipe pour garder la rue après la dissolution de la Jeune Garde, il n’y avait plus trop de personnes qui bougeaient dans la rue donc on s’est dit que nous jeune lillois.es c’était notre job. Quelles étaient les activités de Front de rue&#160;?Front de Rue était actif dans la rue et uniquement dans la rue&#160;: il y a JC via le décollage, Stych avec sa banderole, mais la mission principale du groupe restait l’autodéfense populaire. Vous êtes le troisième groupe antifasciste après la Gale et la jeune Garde a subir ce type particulier de répression&#160;: avez-vous eu des contacts avec eux&#160;?Sans rentrer dans les détails, nous sommes en liaison avec quasiment tous les antifascistes d’Europe. Ce sont des personnes avec qui on entretient des liens, on a reçu beaucoup de conseils de leur part. De quelle façon peut-on vous soutenir dans cette épreuve&#160;?Dans cette épreuve, nous attendons de l’antifascisme et des militant·es antifas une colère et surtout de l’organisation de leur part. Nous vous demandons nous, militants et militantes du front de rue, de vous former, de militer et de passer à l’action&#160;! La Horde]]></description>
		
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un anarchiste argentin au bagne, Simón Radowitzky</title>
		<link>https://lecercledesautonomes.org/2026/06/15/un-anarchiste-argentin-au-bagne-simon-radowitzky/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[LCDA]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 13:43:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Anarchisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Suite à la répression de la révolution de 1905, le jeune anarchiste juif Simón Radowitzky quitte la Russie pour l’Argentine. Traumatisé par les pogroms et la répression brutale cita a fuis, il organise un attentat ayant pour cible le chef de la police de Buenos Aires. Szymon Radowicki (plus connu sous le nom de Simón Radowitzky) est né le 10 novembre 1889 [1], à Stapanesso, en Ukraine près de Kiev, au sein d’une famille d’ouvriers juifs. Dès l’âge de 10 ans, il travaille comme apprenti dans un atelier de mécanique à Ekaterinoslav et devient un militant ouvrier. À 14 ans, il participe pour la première fois à une grève pour revendiquer la réduction de la journée de travail à 10 heures. Il est condamné à 4 mois de prison pour distribution de tracts. Le 22 janvier 1905, à l’initiative du pope Gheorghi Gapone, plusieurs dizaines de milliers d’ouvriers manifestent pacifiquement devant le palais d’hiver de Saint-Pétersbourg. Ils désirent présenter au tsar Nicolas II une pétition en faveur de réformes sociales et politiques. Mais l’armée tire sur la foule et tue près d’un millier de manifestants. La grève générale s’étend bientôt à toute la Russie, la Pologne et le Caucase. Simón est nommé secrétaire adjoint du soviet de l’usine Brandsi Zavod où il travaille. Poursuivi et sous la menace d’une déportation en Sibérie, il doit s’exiler. Il arrive d’abord en Gallicie puis en Haute Silésie où il travaille dans les mines et participe à une grève, ce qui lui vaut d’être arrêté et expulsé vers la Russie. Par suite d’une erreur administrative, il est renvoyé dans sa ville natale, Stapanesso, où il n’est pas fiché. Sans travail ni amis, sous le coup d’une arrestation, il part pour l’Argentine où il arrive en mars 1908. UN RÉVOLUTIONNAIRE RUSSE EN ARGENTINE Après un court séjour à Rosario, il travaille comme mécanicien aux ateliers Zamboni à Buenos Aires et il adhère à l’organisation syndicale des métallos. Il apprend l’espagnol et lit régulièrement le quotidien anarchiste&#160;La Protesta. Il fréquente un groupe d’exilés russes dont il partage le logement, calle Andes 392 (aujourd’hui José Evaristo Uriburu). Le 1er mai 1909, il participe à la manifestation à la plaza Lorea (aujourd’hui plaza del Congreso), lieu traditionnel de rassemblement des anarchistes, au cours de laquelle plusieurs ouvriers sont tués dans des affrontements avec la police. En protestation, l’organisation anarchiste FORA, le syndicat socialiste UGT et les sociétés ouvrières indépendantes appellent à une grève générale qui est réprimée violemment par la police et l’armée (« la Semana roja »). La presse réactionnaire développe une campagne antisémite contre les comploteurs judéo-russes. Simón Radowitzky décide alors de venger personnellement la mort de ces ouvriers et prépare minutieusement un attentat contre le colonel Ramón Falcón, chef de la police de Buenos Aires, ennemi de la classe ouvrière qui ne cesse de jurer d’en finir avec les anarchistes. Le jeune Simón fabrique une bombe sur son lieu de travail et réussit à se procurer un pistolet. L’ATTENTAT, LE PROCÈS ET LA RÉPRESSION Le 14 novembre au matin, Radowitzky se rend près du domicile de Falcón ; il expliquera plus tard au cours de son procès qu’il y avait trop de monde ce matin-là dans la rue et que sa bombe aurait pu tuer des innocents ; il entend alors deux policiers en faction dire que Falcón doit assister à l’enterrement du directeur de la prison de Buenos Aires (Cárcel Nacional de Buenos Aires) au cimetière nord (Cementerio Norte). Il s’y rend alors précipitamment et se poste à la sortie. Après la cérémonie, le chef de la police repart en calèche accompagné de son secrétaire, l’adjudant Juan Alberto Lartigau, par l’avenida Quintana et tourne sur l’avenida Callao. À midi et 2 minutes, Simón court le long du véhicule et lance sa bombe, tuant les deux hommes (le premier décédera à 14 h 15 et le second à 20 h 45). Il tente de s’enfuir par l’avenida Alvear, pistolet à la main, mais il est arrêté. Il dirige l’arme contre lui mais la balle traverse seulement l’un de ses poumons et après avoir été soigné à l’hôpital, il passe en jugement. Radowitzky déclare fermement qu’il a agi en solitaire, sans aucune organisation derrière lui : Comprenez — Pourquoi à la manifestation du 1er mai, le colonel Falcón, à la tête de ses cosaques argentins a dirigé le massacre contre les travailleurs. Je suis un frère du peuple travailleur, de ceux qui participent à la lutte contre la bourgeoisie et quand tous souffrent, moi aussi je partage la douleur de ceux qui vont mourir ce soir. J’ai agi seul pour créer un événement pour un avenir plus libre et meilleur pour l’humanité.  [2] Le procureur Manuel S. Beltrán demande la peine de mort mais le président du tribunal, Sotero Vázquez, prononce une peine de réclusion à perpétuité (dont 20 ans d’isolement jusqu’à la date anniversaire de la mort de Falcón !) étant donné le jeune âge de l’accusé encore mineur. Les recours sont rejetés. La répression contre les anarchistes est acharnée. Le journal de droite La Nación écrit le 15 novembre : Aucune théorie ne peut excuser, pour quelqu’un de normalement constitué, le meurtre. Et si la tyrannie du chef barbare et sanguinaire fait partie de la malédiction éternelle de notre histoire, pas moins éternelle sera la condamnation à prononcer contre cette autre tyrannie du sectarisme traître et aveugle. L’état de siège est instauré, il va durer jusqu’au 13 janvier. Des bandes encadrées par la police saccagent les locaux ouvriers, le local et les presses de La Protesta sont détruits, les membres de la rédaction arrêtés. Des milliers de militants sont détenus. La FORA réussit à faire paraître un journal clandestin, Nuestra Defensa, et les rédacteurs de La Protesta, plusieurs publications diffusées à des milliers d’exemplaires. AU BAGNE Radowitzky devient un héros et les anarchistes déploient toute leur énergie pour obtenir sa libération du pénitencier d’Ushuaia où il est déporté en 1911 après trois ans à la Penitenciara [3]. On craint une tentative d’évasion après celle de 13 hommes dont deux militants anarchistes, Francisco Solano Regis et Salvador Planas Virella. Avec 62 prisonniers, il est transporté dans la soute à charbon d’un navire. À la fin du voyage, les hommes sont noirs de poussière de charbon et leurs articulations usées par les chaînes. Le 8e congrès de la FORA en avril 1910 déclare : Nous reconnaissons l’héroïsme et l’abnégation de Simón Radowitzky et nous ferons tout notre possible pour soulager sa situation et lui apporter soutien moral et matériel. À plusieurs reprises, les militants de la FORA réaffirment sans ambiguïté leur soutien total : (Nous) réclamons la liberté immédiate de Radowitzky [&#8230;] qui est le vengeur des victimes du massacre de 1909 et qui représente le symbole d’un dessein des plus nobles (Manifeste de la FORA V du 10 janvier 1919). Le congrès de la FORA qui se tient à Buenos Aires du 11 au 16 août 1928 adopte une motion en 5 points pour relancer la campagne : &#160;1. Que les fonds qui ont été apportés au Comité en faveur des prisonniers et des déportés pour la liberté du martyr captif soient employés exclusivement à cette fin en dehors de toutes les dépenses nécessaires pour les démarches légales.&#160; 2. Qu’on publie brochures et autres propagandes écrites en les mettant gratuitement à disposition.&#160; 3. Qu’on saisisse le secrétariat de l’AIT&#160;[4]&#160;pour l’organisation d’un meeting international et si possible la grève, avant neuf mois à compter d’aujourd’hui, et au moment où le Conseil Fédéral considérera opportun de déclarer la grève générale dans le pays pendant le temps qui sera nécessaire, et toutes les grèves nécessaires.&#160; 4. Que le Conseil Fédéral envoie des délégués en tournée dans les provinces les plus désorganisées pour que la grève ait du succès.&#160; 5. Que dans un délai raisonnable et avant la date fixée pour la déclaration de la grève, un référendum soit organisé par les organisations adhérentes.&#160; Au pénitencier, Radowitzky a un comportement exemplaire, affrontant courageusement les humiliations et les tourments qui lui sont infligés. Il devient le porte-parole des détenus, organisant des grèves de la faim et des protestations pour l’amélioration des conditions de détention. Son attitude déchaîne la colère de ses gardiens qui lui infligent mille maux, le réveillant chaque nuit en lui brandissant une lanterne dans les yeux et en le torturant. Il est enfermé dans une cellule en sous-sol, ne pouvant ni se lever sans se cogner la tête, ni s’allonger pour dormir, obligé d’être recroquevillé. Un de ses compagnons, Apolonio Barrera, organise son évasion le 17 novembre 1918. Déguisé en gardien, Simón n’est pas reconnu. Les deux hommes réussissent à se procurer une embarcation et naviguent par le canal de Beagle pour rejoindre le Chili. Dans le détroit de Magellan, ils aperçoivent un navire de guerre, le Yañez. Espérant rejoindre la péninsule de Brunswick en territoire chilien, ils plongent dans l’eau glacée et gagnent la côte. Après plusieurs heures de marche, exténués et gelés, ils sont arrêtés par la police de la marine chilienne à 12 km de Punta Arenas et livrés aux autorités argentines. Radowitzky est à nouveau mis à l’isolement et à la demi-ration jusqu’en janvier 1921. Une autre tentative organisée par un camarade anarchiste Miguel Arcangel Roscigno dit Roscigna qui réussit à se faire embaucher comme gardien en 1924, échoue également. Malgré la campagne de propagande constante, les meetings, les articles renouvelés dans la presse anarchiste, Simón Radowitzky reste au bagne d’Ushuaia. LA LIBÉRATION Cependant, la presse libérale s’intéresse à son cas en dénonçant aussi les traitements dégradants infligés au prisonnier. En 1928, le journaliste Ramón Doll écrit : Le crime de Radowitzky n’est ni plus ni moins horrible que les crimes qui se produisent chaque jour dans les luttes électorales argentines  [5].  En janvier 1930, le journaliste Eduardo Barbero Sarzabal du journal La Crítica se rend à la prison pour un entretien avec Radowitzky et publie un reportage qui produit un grand retentissement : Radowitzky apparaît dans son habit rayé bleu et jaune avec un grand chiffre sur sa chemise et son pantalon, le 155&#8230; En avril 1930, l’épouse du directeur du journal La Crítica, Salvadora Medina de Botano, obtient l’indulgence du président radical Hipólito Yrigoyen qui décide sa libération le 14 avril, peu de temps avant le coup d’État du général Uriburu, le 6 septembre suivant. Pour ne pas provoquer trop de réactions hostiles de la police et de l’armée, le décret est noyé au milieu de 110 autres, ce qui n’empêche pas les journaux de titrer : Fue Indultado Simón Radowitzky. Radowitzky doit quitter l’Argentine et partir pour Montevideo le 14 mai. À son arrivée, il ne possède aucun autre document que son titre d’expulsion et il est retenu quelques heures par des fonctionnaires embarrassés. Dehors, quelques amis manifestent en criant : Viva el anarquismo ! Viva Simón ! UN MILITANT RÉVOLUTIONNAIRE Il n’abandonne pas la lutte contre l’injustice et pour ses idéaux libertaires. Il retrouve du travail comme métallo et participe à la lutte contre le dictateur Gabriel Terra, auteur d’un coup d’État le 31 mars 1933. Il est à nouveau arrêté au titre de la ley de extranjeros indeseables. On l’invite à quitter rapidement le pays et il est assigné à résidence à son domicile. Ses amis lui déconseillent de désobéir pour ne pas créer de précédents fâcheux pour la cause révolutionnaire. Il est immédiatement déporté à l’Isla de Flores, un îlot au milieu du Rio de la Plata, mais son avocat trouve un vice de procédure pour le faire libérer : l’assignation à résidence à domicile ne pouvait être valable puisqu’il logeait dans une pension de famille ! En mars 1936, il part pour Sao Paulo au Brésil. Quelques mois plus tard, on le retrouve en Espagne, sur le front d’Aragon comme milicien dans la 28e&#160;division anarchiste commandée par Gregorio Jover. Mais sa santé précaire après tant d’années de souffrances l’oblige à rester sur Barcelone où il milite à la Commission culturelle de la CNT, la centrale anarchiste. Après la victoire des franquistes, il est interné au camp de Saint-Cyprien. Il est libéré et s’exile au Mexique en changeant d’identité, prenant le nom de Ratil Gémez et se déclarant espagnol. Il travaille comme employé au consulat d’Uruguay et participe aux activités de la section locale de l’International Rescue and Relief Committee en aide aux réfugiés...]]></description>
		
		
		
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		<title>LE RN ET L’ARGENT</title>
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		<title>«ON NE LES A PASENCORE ESSAYÉS !» VRAIMENT ?!</title>
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		<title>UN FOND DE L’AIRDE PLUS EN PLUSBRUN</title>
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		<title>Les Peuples Veulent Manifeste</title>
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